Dyslexie, dyscalculie, TDA/H, haut potentiel

Un élève qui apprend autrement n’apprend pas moins bien. Il a besoin qu’on adapte la méthode, pas qu’on baisse les exigences.

Une mère accompagne son enfant pendant ses devoirs

Nous ne posons aucun diagnostic.

Le repérage d’un trouble de l’apprentissage relève de professionnels de santé : logopède, neuropsychologue, pédiatre, centre PMS. Nous intervenons en complément, sur le versant scolaire, en adaptant nos séances aux aménagements déjà recommandés.

Si vous suspectez un trouble sans avoir encore consulté, parlez-en d’abord au centre PMS de l’école ou à votre médecin. C’est gratuit et c’est le bon point de départ.

Comment nous adaptons les séances

Chaque profil demande des ajustements différents. Voici les principaux, appliqués selon les recommandations du professionnel qui suit votre enfant.

Dyslexie et dysorthographie

  • Énoncés lus à voix haute, jamais de lecture chronométrée
  • Supports aérés, police adaptée, interligne augmenté
  • L’orthographe n’est jamais pénalisée dans une matière scientifique
  • Schémas et cartes mentales plutôt que blocs de texte

Dyscalculie

  • Manipulation concrète avant toute abstraction
  • Tables et formules fournies, pour libérer la mémoire de travail
  • Décomposition systématique des problèmes en étapes courtes
  • Calculatrice autorisée quand l’objectif est le raisonnement

TDA/H

  • Séquences de quinze minutes, avec pauses courtes intégrées
  • Un seul objectif par séance, annoncé et visible
  • Environnement épuré, sans support superflu sur la table
  • Travail sur l’organisation : journal de classe, planning, cartable

Haut potentiel

  • Problèmes ouverts et exigeants, pour relancer l’intérêt
  • Travail sur la rédaction : justifier une réponse, pas seulement la trouver
  • Méthode de travail, souvent inexistante faute d’en avoir eu besoin
  • Gestion de l’erreur et de la frustration

Les aménagements raisonnables, en Belgique

Depuis le décret du 7 décembre 2017, tout élève présentant un trouble d’apprentissage attesté a droit à des aménagements raisonnables dans l’enseignement obligatoire en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Concrètement : temps supplémentaire, supports adaptés, usage d’un ordinateur, énoncés lus. L’école ne peut refuser que si l’aménagement est disproportionné, et elle doit alors le motiver.

Beaucoup de familles ignorent ce droit ou n’osent pas le demander. Si c’est votre cas, le centre PMS de l’établissement est votre interlocuteur : la démarche est gratuite.

Nous ne sommes ni juristes ni professionnels de santé. Ces informations sont indicatives : vérifiez auprès du PMS ou du service de médiation scolaire.

Ce que nous demandons avant de commencer

Rien d’obligatoire, mais ces éléments nous font gagner plusieurs séances.

  • Le bilan logopédique ou neuropsychologique, si vous en avez un
  • La liste des aménagements accordés par l’école
  • Ce qui a déjà été tenté, et ce qui n’a pas fonctionné
  • Ce qui met votre enfant en confiance, et ce qui le braque

Ces documents sont conservés de façon chiffrée et ne sont accessibles qu’au tuteur qui accompagne votre enfant.

Nos limites, dites franchement

Nous sommes des tuteurs, pas des thérapeutes. Nous n’avons pas de formation en logopédie ni en neuropsychologie, et nous ne prétendrons jamais remplacer une prise en charge spécialisée.

Notre apport est scolaire : reprendre la matière autrement, avec des supports adaptés et un rythme ajusté. C’est utile, et c’est complémentaire du suivi thérapeutique — ce n’est pas un substitut.

Si nous constatons pendant la séance découverte qu’un accompagnement spécialisé serait plus indiqué, nous vous le dirons, quitte à renoncer au contrat.

Parlons de la situation de votre enfant

La séance découverte est offerte. Elle nous permet de vérifier que nous sommes le bon interlocuteur — et de vous le dire si ce n’est pas le cas.